Article "Le Progrès" - 13/12/2010

Publié le 13 Décembre 2010

Manu David comme à la maison

Publié le 13.12.2010 

NON RENSEIGNEE

De retour aux affaires après le marathon Nice-Cannes, l'Arinthodien s'est extirpé avec brio d'une course très relevée

 

La recette est bonne. On se doutait bien que cette nouvelle édition du Cross du Progrès allait avoir une saveur bien particulière. La proximité des Pré-France sur le même parcours, la tenue du championnat Jura-Doubs, un temps relativement clément : les indicateurs étaient au vert et ont attiré une horde de coureurs à Montciel, sur les hauteurs de Lons. Et le plateau suivait. Quelques minutes après l'arrivée, le traileur Christophe Benay en rigolait même : « T'as vu les avions ? »

Bien sûr. On a même vu qu'eux. Car très vite, ce cross fut l'affaire de trois hommes. Dans le sillage de Thibaud Baudoin (Duc), vainqueur l'an dernier, on retrouvait l'inusable El Yazid El Madi et Manu David (Duc). L'enfant du pays, de retour à la compétition après le marathon Nice-Cannes, a donc parfaitement lancé sa saison de cross. Pourtant, le Jurassien, parti en solo dans la troisième boucle, était venu à Lons sans trop de repères. « Après le marathon, le coach voulait que je reste en dedans à l'entraînement. Depuis un mois, j'ai seulement fait deux séances. Mais vu que j'ai bien récupéré, je ne voulais pas trop traîner. » Ce qu'on a vu hier. « Quand on sort de l'entraînement d'un marathon, on est un peu retrait. Il faut réapprendre à se faire violence », complétait David, qui souhaitait dédicacer sa victoire « au petit Marius ». A ses côtés, on retrouvait Thibaud Baudoin. Le vainqueur de l'an dernier venait de griller la politesse, au terme d'un sprint rageur, à El Yazid El Madi. Baudoin, c'est un peu un « bébé-David ». « On va dire que Manu, c'est celui qui me booste. C'est un grand frère, un modèle ». Le maître a dépassé l'élève hier mais à en croire le vainqueur, les places auraient pu être interchangées : « Si c'est lui qui part, il pouvait gagner » garantit Manu David.

Mais le fidèle lieutenant, âgé de 21 ans, n'est pas parti. Pourquoi ? « Car en ce moment, j'ai un gros souci. J'ai du mal à me mettre dans la tête qu'il faut serrer les dents, explique-t-il, en tapotant son index sur sa tempe. Il ne me manque pas grand-chose mais je remonte un peu la pente. » Son finish sur un parcours qu'il assure apprécier lui donnait au moins la banane. « C'est le 1 500 mètres qui ressort », souriait le pistard, second aux dépens du Marocain El Madi.

Après avoir suivi les deux hommes du Duc pendant l'essentiel de la course, ce dernier grimaçait un peu en évoquant son final. « La fatigue ! J'ai eu une semaine un peu chargée, avec beaucoup d'entraînement. J'ai senti mes jambes un peu lourdes. » Véritable coureur de train, l'Oyonnaxien regrettait n'avoir pas su imprimer un rythme plus élevé pour durcir la course. Rest à savoir si cela aurait suffi face à la vague rose des coureurs dijonnais.

Derrière Paul Lalire (Chenôve) et Jean-Philippe Tournier (Metz), Jany Leseur, passé au Lons AC cet été, s'offrait une 6e place et le titre du champion du Jura, juste devant son partenaire de club, Ludovic Trossat. Beau bilan pour le club organisateur. « C'était une bonne préparation pour les interrégions, note l'ancien du DAC. J'étais venu une fois il y a quatre ans. Le parcours est exigeant, sans plat, avec deux cotes assez dures. Mais je ne voulais pas partir devant. De toute façon, j'aurais sauté. » Quoiqu'il en soit, ce doublé lédonien dans le top 10 promet pour la suite.

Même s'il faudra, pour Leseur, Chauvin et consorts passer l'écueil des régionaux, le rendez-vous est pris pour les Pré-France le 13 février 2011.

 

Jean-Philippe Cavaillez

Rédigé par Emmanuel DAVID

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jean-luc 14/12/2010 20:25



Belle reprise dans une course qui n'a rien à voir avec un marathon, ni la distance, ni le climat, ni le sol, ni le rythme. Bravo !