Repos encore et encore...

Publié le 30 Mars 2011

    Les examens passés (scintigraphie osseuse, scanner, tomographie) la semaine dernière ont confirmé ma fracture de fatigue au niveau de la branche ischio-pubienne. Je suis donc dans l'obligation de prendre encore une grande période de repos avant de consolider tout cela. Avec les beaux jours qui arrivent et le changement d'heure, ce n'est pas forcément facile surtout que je dois rester au repos complet. Je dois donc limiter mes déplacements au maximum et ne pas trop marcher. Pas de vélo, pas de piscine. Avec le mois d'Avril qui se profile, les performances qui vont  être réalisées, sur les différents marathons, les France de 10kms pour les uns, les stages pour les autres... ce n'est pas facile à accepter. De plus, j'ai dû mal à me projetter, même si la blessure est diagnostiquée, quant une éventuelle reprise. C'est l'une des blessures les plus importantes de ma carrière. Quand on se blesse, il y a forcément quelquechose qui n'a pas fonctionné ou que l'on n'a pas respecté. Cela n'est pas un hasard. Si notre organisme nous envoie un signal de douleur, cela signifie qu'il y a un problème. La programmation de mes séances n'est pas à remettre en cause. Après, ma blessure a certainement plusieurs causes et pas une seule. C'est un tout. Peut-être ai-je repris l'entraînement trop tôt derrière le marathon. L'objectif de Paray était tentant. J'ai joué et j'ai perdu.

    Nous ne sommes pas tous égaux devant les blessures. Les causes peuvent être multiples: chaussures usées, hygiène de vie, pas assez d'étirement, période de  repos, hydratation, nutrition... Mais surtout et je l'ai déjà dit auparavant, si l'on veut faire des performances, il faut mettre son corps à rude épreuve. Et moi, je suis un besogneux. J'ai besoin de beaucoup m'entraîner pour atteindre un objectif. C'est grâce à ce fonctionnement que j'ai réussi quelques perfs comme mes 29'18 sur 10kms par exemple. Mais ce besoin d'en faire plus qui parfois t'amène a réaliser de grandes choses, peut se retourner contre toi. Mon corps a dit stop. Ce sont les risques du métier pourrait-on dire. Il faut l'accepter. Même si tu te dis que tous les jours, tu essaies de  faire des efforts et de tout mettre en oeuvre pour éviter cela. A côté de ça, on a pu voir cet hiver le retour de certains bannis pour dopage, être capable de courir plus vite qu'avant leur suspension. Faut qu'on m'explique! Vive le sport de haut-niveau!

    En tout cas, cette période de "privation" t'amène à réfléchir.  Tu as plus de temps pour profiter des enfants. Ne dit-on "un mal pour un bien"? Elle te permet de relativiser certaines choses. Tu penses à ce que tu peux améliorer pour la suite. Que faut-il faire pour ne pas que cela recommence. Tu te dis que courir est si simple et que tu ne peux plus le faire. Allors tu attends le moment où tu pourras rechausser les baskets avec impatience. Tu te dis également qu'à l'avneir, il faudra profiter du moindre footing, de la moindre séance comme si c'était la dernière.

 

 

 

Pour ceux qui se posent la question sur ce qu'est une fracture de fatigue: voici quelques éléments de réponse.

La fracture de fatigue est une lésion osseuse assez rare chez le coureur à pied. Elle survient suite à des petits chocs. Le terme clinique utilisé est frature de contrainte étant donné que les causes sont uniquement les forces importantes appliquées sur l'os. Toutes les situations provoquant un accroissement des contraintes mécaniques (augmentation de la charge d'entraînement, sol dur, chaussures usées,...) favorisent la survenue de cette pathologie. L'ossature des segments inférieurs peut être touchés dans son ensemble, mais le plus souvent, les fractures de fatigue se produisent au niveau du pied, du tibia, du col du fémur mais rarement au niveau du bassin. Au début, le sportif se plaint d'une petite douleur peu intense mais assez précise à la palpation. Propressivement, la douleur devient permanente. Cette douleur est difficile à déceler à la radiographie mais peut être vue à l'IRM. Une scintigraphie ou un scanner permettent de confirmer le diagnostic. Le traitement passe par un repos complet (ou partiel) d'une période d'inactivité pouvant aller d'un mois à plusieurs mois suivant la gravité.

Source: "Courir en harmonie" - Cyrille GINDRE - Editions Volodalen

 

 

 

Rédigé par Emmanuel DAVID

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Marie 21/11/2011 21:18


Bonjour


Je me permets de vous demander quelques conseils car j'ai la même fracture de fatigue de la branche ischio-pubienne. Suite à une chute, je n'ai pas écouté mon corps et j'ai terminé la course et
ensuite j'ai continué les entraînements. Au bout de 20 jours, je ne pouvais plus mettre un pieds devant l'autre tant la douleur était forte.


Ca fait maintenant 2 mois et demi que je n'ai pas couru. Faut-il faire un peu d'exercice malgré tout ? Quelques abdos ou renforcement musculaire ? Qu'avez-vous fait pour guérir cette fracture
dans de bonnes conditions ?


 

olivier Urlacher 19/06/2011 14:17



Salut manu,


profitant de la fin d'année scolaire et de plus de liberté avec moins de préparation scolaire, j'en profite pour visiter ton blog très sympa. Et j'apprécie beaucoup ta mentalité travailleuse.


Je te souhaite un bon rétablissement et espère revoir ta belle foulée prochainement, surement lors de la saison hivernale prochaine. Et je suis certain , que si tu gardes l'envie, les résultats
seront à nouveau présents.


 


A bientôt.


Olivier



BURRIER 04/05/2011 11:43



Bon courage Manu!


Tu vas revenir encore plus fort! 


On se retrouvera aux inters a Arnay Le Duc!


A bientôt,


Georges BURRIER



kader 09/04/2011 11:13



slt manu je te souhaite bon courage et un bon rétablissement, les blessure font partie du jeux alors patience = récompense.


jolie blog


a bientot amicalement kader mahmoudi



Franck 04/04/2011 15:08



Salut Manu,


Je te souahite bon courage et une guérison rapide. Je suis dans la même galère avec une fracture de fatigue à la malléole interne gauche, 6 semaines à ne rien faire, et quelques footing depuis 5
jours. De la patience, et du repos, sont les meilleurs remèdes. Encore une fois, courage!